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 Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)

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Poup
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MessageSujet: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Ven 4 Mai - 15:26

Des semaines que la pluie tombait sur la cité ; que l’orage assourdissait l’air et que les éclairs étaient les seuls à éclairer la noirceur des nuages. Le sol gorgé n’absorbait plus l’eau qui ruisselait comme un torrent dans les rues boueuses. La rivière qui traversait la ville avait atteint le haut des berges et était prête à vomir son flot boueux, encombré de végétaux. Les rues désertes ne voyaient passer que des chiens errants aussi trempés qu’apeurés par le temps.
La population s’était enfermé chez elle, A cause du mauvais temps mais aussi et surtout pour tenter de prévenir la maladie qui s’attaquait aux enfants. Ce mal avait emporté un tiers d’entre eux et un autre tiers était souffrant. Pourtant ce soir là, les soigneurs avaient de quoi se réjouir ; un rôdeur avait apporté du val gris des verrues sanglante de pins cendré. De quoi traiter toute la population et même plus. La rareté de ses « baies » les rendaient difficile à trouver, encore plus en cette saison, mais leur pouvoir curatif soignait efficacement le mal. Et comble du bonheur pour ces médecins, le rôdeur n’avait demandé aucune rétribution pour la marchandise.
La nouvelle s’était aussi vite répandu que la maladie l’avait fait dans la cité. Une lueur d’espoir et de joie naissait à nouveau ici.
Pourtant, malgré ses efforts, Le rôdeur affrontait le vent, la pluie et le froid dans les rues de la cité. La météo avait bloqué nombre de voyageurs et de marchands ambulant qui avaient remplis les auberges et pensions au delà de l’acceptable. L’égoïsme d’une partie de la population et l’ignorance d’une autre avait laissé l’homme sous l’orage, devant des portes closes.
Sous le rabat de sa capuche, la tête d’un dragonnet apparaissait de temps à autre. L’animal avait logé son corps sur les épaules de celui qui l’avait jadis sauvé d’une cage étriquée et de la maltraitance. Cela ne l’empêchait pas, quand son confort en pâtisser de se plaindre constamment, à tord ou à raison.
« Six jours à chercher ses baies ! On en ramène de quoi leur assurer une réserve pour un an ! On n’a pas vu la lueur d’un feu et encore moins sa chaleur !.. J’ai froid !... Je suis trempé ! Et pas une personne pour nous accueillir !... Quand on demande, qu’est ce qu’on nous répond : C’est complet ! Mais allez voir plus loin !!.... Je t’en foutrais moi des plus loin !... »
Le rôdeur laissait son compagnon parler seul ; il n’avait ni l’envie ni la force de le contredire, ou d’avouer qu’il n’avait pas tord.
Le dernier aubergiste l’avait orienté dans cette rue. Il avait parlé d’une auberge avec encore de la place. Il avait parlé de ça avec une étrange expression que le rôdeur n’avait pu décrypter.
Le bâtiment de l’établissement était un bel Hôtel particulier en pierre blanche, à la façade sobre et élégante. L’enseigne en fer forgé soutenait un panneau sculpté avec une fleur et le nom de l’établissement « le lys blanc ». De la lumière filtrait entre les lourds rideaux qui obstruaient les fenêtres en vitraux de cives.
Dés qu’il abaissa la clenche et poussa la porte, il sentit un air chaud frapper son visage associer à un fort parfum de fleur et de nourriture. Dans le hall, il s’arrêta sur un grand tapis, épais et de belle facture. L’eau dégoulina de sa longue cape sur la laine colorée. Sans se découvrir, il observa un instant la pièce. De nombreuses personnes parlaient joyeusement, jouant, mangeant, séduisant. Il distingua vite la clientèle et les employées de l’établissement et il comprit alors le sourire de l’autre aubergiste ; c’était une maison de prostitution.
Après tout ce dit-il, tant qu’ils ont des chambres !
Il interpella une femme qui passait devant lui sans même le regarder et demanda une chambre. La femme le dévisagea en retirant la main qu’il avait posé sur son bras d’un air dégouté. Il était loin d’être avenant ou rassurant dans cet accoutrement, loin de l’élégance de la clientèle habituelle. Les bottes et les guêtres crottées, les vêtements trempés et sales, armes et arc bien visible, barbe, crasse, le tout accompagné d’une odeur corporelle et de cuir mouillé qui ne pouvait plus être dissimulé.
Elle commença à dire que ce lieu n’était pas fait pour lui. Quand il insista en disant qu’il pouvait payer elle s’emporta et commença à l’insulter, en finesse, mais il n’était pas bête. Il laissa faire, il ne rêvait que d’un lit. Voyant son insistance d’autres filles et même des clients rirent et se moquèrent de lui. Dans sa capuche le dragonnet n’arrêtait pas de lui dire quoi faire, mais celui-ci n’est pas un maître en diplomatie et le rôdeur préférait l’ignorer.
Alors l’une des filles lui demanda de prouver qu’il pouvait payer. Il sorti une bourse de sous son armure, vieille et tout élimé. Certain clients rirent, disant qu’ici on ne payait pas en pièce de cuivre. Il fit mine de chercher, sorti quelque chose qu’il présenta à la femme devant lui, paume ouverte. Tout le monde se tut quand ils virent un rubis gros comme un œuf de pigeon.
« C’est suffisant ? » demanda le rôdeur sans pouvoir retenir un sourire.
Beaucoup étaient vexés de voir leurs insultes fauchées de la sorte, Une fille dit que l’argent ne suffisait pas ici, qu’il y avait des critères pour rester. Certain clients firent pression aussi contre les filles plus conciliantes, disant qu’il ne reviendrait pas si l’établissement devenait mal famé. Devant tant de réticence le rôdeur se voyait déjà passer la nuit sous un porche quand une voix forte mais belle fit taire toute la salle.
Depuis le balcon du premier étage, en haut des escaliers, une femme très belle, aux cheveux noirs, vêtue d‘une robe pourpre dévisageait avec sévérité les filles et la clientèle. Elle affichait une attitude noble et pleine de grâce.
« Je ne vous ai jamais appris à accueillir les gens de la sorte dit elle sans aucune émotion. J’espère que vous saurez faire des efforts à l’avenir. »
Les filles eurent de concert une moue honteuse.
« Bienvenu au Lys blanc, Gilceleb Aramon. J’espère que vous pardonnerez cet accueil indigne de mon établissement. Gardez votre argent, vous êtes mon invité. »
Sans mot dire, il s’inclina en remerciement, une main posé sur le cœur.
« Et vous mes chers clients, dit elle encore, vous devriez avoir plus de reconnaissance pour celui qui a sauvé nos enfants et des efforts généreux qu’il a fait pour ça ! Kara, Elise ; occupez vous de notre invité, installez le dans la chambre jaune.
-La jaune madame ? dit l’une d’elle, mais c’est la plus belle…
-La jaune, j’ai dis. Et si vous avez besoin de quoi que ce soit dit elle au rôdeur, vous n’aurez qu’à demander.
-Un bon bain, et un lit. Je ne rêve que de ça depuis six jours.
-Vous avez entendu les filles ! Ce soir vous serez donc exaucé lui dit-elle. Bonsoir Gilceleb Aramon.
Il s’inclina encore une fois pour la remercier et suivit les filles vers l’étage et une chambre ô combien espéré…
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Poup
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Sam 5 Mai - 17:34

Kara et Elise avaient ouvert les portes d‘une chambre luxueuse. Grande, avec un lit à baldaquin au couvre lit de soie jaune brodé ; les murs couverts de tapisserie superbe à dominante or, Un sol en damier avec des teintes blanches et jaunes. On comprenait de suite le nom de la chambre. Un âtre digne d’un château diffusé une chaleur agréable et une lumière hypnotique. L’une des filles s’occupa du lit pendant que l’autre faisait couler de l’eau chaude dans un bassin octogonal aménagé dans le sol et couvert de mosaïques.
Gilceleb ne savait choisir entre tomber raide dans le lit moelleux ou plonger dans l’eau chaude et relaxante. Elise demanda ensuite s’il souhaitait autre chose. Il répondit que non et elles sortirent donc en fermant la porte.
Il retira sa cape et son armure de cuir pour les disposer prêt du foyer. Il s'occupa ensuite de bien sécher ses armes et de graisser le métal fragile. Le dragonnet s’était envolé rapidement pour se coller devant le feu en soupirant d’aise. Ensuite Gilceleb se dévêtit et fit tremper dans un baquet ses vêtements qui n’avaient vraiment plus rien de neuf et étaien, impossible de dire le contraire trés crasseux.
Il finit par plonger à son tour dans l’eau presque trop chaude du bassin et rapidement en apprécia les bienfaits. Si seulement Le dragon pouvait se taire. Il avait la fâcheuse habitude de trop parler et beaucoup pour ne rien dire.
-Korwin, dit Gilceleb. Dans mon sac poche de gauche.
-Quoi ? Quoi ?
- Vas-y, c’est pour toi.
-Quoi ? Qu’est ce que c’est ?
-Ouvre et tu verras bien.
Le dragonnet tira sur les ficelles du sac et retira avec sa gueule une poche de cuir sans pour autant s’arrêter de parler. Quoi ? C’est pour moi ? C’est pas bien gros !
Il ouvrit la poche de cuir et sorti un tissu blanc maculé de sang. Il bâti des ailes de plaisir quand il sentit l’odeur et une expression ravi travers sa gueule.
-Des rognons, des rognons tout frais dit il ; en plus avec un parfum d’herbes, dit-il en humant la chair. Et de lièvre en plus. Il en prit un immédiatement qu’il se mit à mâcher avec délectation. Trop ! Il était presque plus bruyant qu’en parlant.
-Korwin, mange proprement !
-Proprement ? Proprement ! Mais je suis très propre, je suis même un dragon des plus distingué, si tu voyais mes congénères ! dit il en faisant gicler du sang du rognon tout en parlant. D’ailleurs peu saurait apprécier la qualité de ses rognons, beaucoup n’auraient fait que les gober comme de vulgaires hérons un poisson. Moi je savoure, je mastique, j’insalive..
-Et il ne se tait jamais pensa le rôdeur. Qui finit par s’immerger totalement pour enfin trouver un peu de silence…
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Sam 5 Mai - 18:38

Entre passer des jours à somnoler dans des broussailles humides et des couverts à tous les vents et une nuit complète dans une chambre luxueuse et un lit moelleux au duvet de plume, le choix est vite fait. Une nuit dans le confort en vaut bien quatre en forêt. L’orage grondait toujours au dehors et la pluie ruisselait sur les carreaux des fenêtres. Il devait être assez tôt, peu de lumière filtrait au travers des rideaux. Le dragonnet ronflait paisiblement devant l’âtre où rougeoyaient encore les braises. Le rôdeur aurait bien replongé encore un peu dans le monde des rêves mais un bruit provenant de la porte fit monter d’un trait l’adrénaline. Il plongea sa main sous l’oreiller et attrapa sa dague en continuant à feindre le sommeil.
Il entendit la clenche s’abaisser et des pas feutrés se rapprocher avec des chuchotements. Il reconnu la voix d’une des filles de la veille, attendit qu’elle l’interpelle. Mais quand il sentit une main caresser sa cuisse en remontant il sursauta de surprise et se retourna en s’asseyant.
Trois filles avaient sursauté elles aussi et se mirent à rire en se regroupant au pied du lit.
Deux jolies blondes et la brune Kara, qui l’avait mené ici hier soir le détaillaient en faisant des commentaires en œillades. Elles étaient vêtues de robes de nuit légère, très légère et riaient en remarquant la gène de l’homme qui couvrait sa nudité maladroitement.
-Alors, bel aventurier, avez-vous bien dormi ? je vois que vous avez profité du bain, cela vous a-t-il été agréable ? Vous voyez les filles, je vous l’avez dit, une fois propre, notre rôdeur n’est pas mal du tout ! Elles rirent joliment.
-Que me vaut une telle attention ce matin alors qu’hier, j’étais plus que mal venu ?
-Oh ! dit l’une des blondes, pauvre petit forestier, ne nous en veut pas, nous ne faisions que jouer notre rôle, ici, les clients aiment se sentir privilégier et même un héros ne peut prévaloir. Elle s’assit à sa droite en mettant sa poitrine à moitié nue en avant.
-Mais notre maîtresse nous à tout expliqué dit l’autre qui prit place à droite en commençant à caresser le bras et le trapèze du rôdeur avec intérêt.
-J’espère que vous vous êtes bien reposé dit Kara qui avait gravi le lit et offrait une vue plongeante sur un décolleté généreux.
-Euh !... Oui… très bien, dit un Gilceleb rougissant.
-Mon pauvre, vous êtes tout raide dit celle de droite.
-Non non, ça va dit il, vous savez avec l’utilisation de l’arc, les muscles sont fermes…
Elles rirent
-Nous ne parlions pas de cette raideur… dit Kara en tirant doucement sur le drap que le rôdeur retint maladroitement.
-Je… Vous n’êtes pas obligé… C’est naturel le matin… enfin, vous savez ça !
Elles rirent encore
-Vu le rythme de ton pouls dit celle de droite dont la main caresser le cou, Je suis sur que ce n’est pas la seule raison.
-Allons dit Kara, une telle générosité envers notre communauté vos bien une récompense. Elle arracha d’un coup sec le drap des mains de Gilceleb.
-…Vous trois ?... dit il gêné.
Elles rirent encore de plus belle.
-Si tu trouves que la récompense est trop importante dirent elles, dis toi que nous le voulons vraiment. Nous en avons assez des marchands gras et ventripotents, épuisé à peine ont-ils pu nous monter dessus. Et si tu crains de ne pas être à la hauteur à un contre trois, ne t’inquiètes pas, nous savons parfaitement maîtriser le désir des hommes.
Et il n’ut plus le temps de dire quoi que ce soit.

Prés de l’âtre, le dragonnet endormi plongea sa tête sous une aile ; des bruits dérangeaient son sommeil de loire…
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Dim 6 Mai - 15:52

Les deux jolies blondes s’étaient assoupie sur un côté du lit, l’une prenant l’autre dans ses bras. Kara elle, avait posé son menton sur la poitrine du rôdeur et jouait négligemment avec les poils de barbe d’un Gilceleb qui reprenait encore son souffle. La jeune femme avait de beaux yeux bleus qui semblaient souvent regarder dans le monde des rêves. Elle passa ses doigts sur la joue de l’homme avant de suivre la marque qui traçait une ligne au centre de sa joue gauche.
-Qui t’a fait cette cicatrice ? Finit-elle par demander.
-Des Drows, Répondit-il après un moment.
-Ils sont morts maintenant ?
-Je ne sais pas. J’aimerais mais à l’époque, je n’avais que quatre ans… c’est le moindre des maux qu’ils m’ont fait.
La jeune femme due sentir son malaise, elle reposa sa tête sur la poitrine de Gilceleb et serra ses bras autour de sa poitrine sans mot dire.
-Je suis orpheline dit elle après un moment. Je n’avais pas d’autres choix que la prostitution pour survivre… Parfois je m’imagine ma vie si mes parents étaient toujours en vie ; ma petite maison dans un jolie village, des fleurs sur le perron, un mari aimant rentrant chaque soir le sourire aux lèvres… J’ai eu de la chance d’être accueillit par Dame Eleanor, mais j’aimerais vivre un conte de fée ; comme Floris l’an dernier, un homme amoureux qui viendrait m’enlever pour fonder une famille honnête et heureuse. Elle sera encore la poitrine de Gilceleb en finissant cette phrase.
Il été gêné, ne savait quoi dire.
-Je ne pense pas être l’homme que tu recherche finit-il par dire, je n’ai pour toute fortune que mes armes, mon toit sont les cimes des arbres et j’ai rarement le respect des gens,
Elle releva la tête et le regarda étonné. Elle e mit à rire sans pouvoir s’arrêter.
-Pardon ! Finit-elle par dire, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. Je ne cherchais pas tes faveurs !
-je… Pardon ; j’ai…
Elle posa un doigt sur la bouche du rôdeur.
-Merci dit elle, de m’avoir écouté. Et elle reposa sa tête sans qu’ils ne disent plus rien.

Peu après la porte de la chambre s’entrouvrit. Une tête, puis une autre et encore une apparurent avec un air curieux. Puis les trois femmes ouvrirent la porte en grand l’air choqué de voir ainsi les quatre amants. Puis l’une d’elle se retourna vers le couloir.
-Les filles cria t’elle, Kara, Noïs et Babette nous ont piqué la primeur avec notre invité !
-Quoi ! Entendit-il au loin. Des pas et des bruits de jupons se rapprochèrent et rapidement une dizaine de filles dévisageaient les trois filles qui s’étaient éveillé et jouaient la satisfaction et la nonchalance pendant que Gilceleb tentait tant bien que mal de se couvrir.
-Et les règles avec les invités dit l’une d’elle, Kara, tu les connais pourtant !
_Les règles existent pour être contourné, l’intelligence et la réactivité prime dans ce genre de cas dit elle en se collant à la poitrine du rôdeur.
-Garce ! Dirent certaine. Et elles se jetèrent sur les filles alitées.
Les filles se mirent rapidement à rire. Le « crêpage de chignon » n’était en fait qu’un jeu, une raison pour les filles de s’amuser. Le lit, même grand se vit vite déborder des jolies filles qui riaient comme des enfants. Gilceleb était prit entre essayer de s’enfuir ou profiter du spectacle quand le lit craqua et s’effondra. Après un silence général, tout ce petit monde se mit à rire aux éclats. Une des filles se tourna alors vers Gilceleb.
-Ma foie, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un si beau torse, dit elle en joignant le touché.
Et une autre de dire –Moi aussi je veux toucher.
Et une autre encore.
En voulant esquiver, il laisse échapper un rire.
-Mais, c’est qu’il est chatouilleux ! Et sans pouvoir protester voilà une marée de sirène pour le martyriser gentiment…
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Lun 7 Mai - 8:48

-Mesdemoiselles ! La voix stoppa net tous rires et chahut. Les filles se redressèrent laissant enfin le pauvre Gilceleb au bord de l’asphyxie, respirer.
-Laissez notre invité, voulez vous ! Je pense qu’il est temps pour vous de vous occupez de vos chambres et de vous-même.
Au pied du lit brisé, Dame Eleanor regardait d’un air détaché mais un petit sourire aux lèvres le drôle d’amas humain tentant de se séparer. Toutes les filles disparurent comme le vent en envoyant parfois des baisers au rôdeur gêné. Noïs et Kara partirent en dernier en l’embrassant.
-J’espère que vous avez passé une bonne nuit dit la Dame.
-La meilleure depuis bien longtemps.
-… Votre réveil n’a pas été trop brutal ?
-Euh.. Non ! dit-il en rougissant.
Elle rie en le regardant. Kara est intenable, elle n’en fait qu’à sa tête, ce qu’elle veut, elle le prend. Dit-elle.
-Je suis désolé pour le lit, dites moi combien cela coutera pour la réparation.
-Vous m’insultez, serais je de celle qui fait payer ses invités !
-Je suis désolé ! Je…
-ne vous inquiétez pas dit elle en souriant, et si quelqu’un devait payer, se serait mes filles. Me ferez-vous l’honneur de votre présence pour le déjeuner ?
-Avec plaisir !
-Bien, venez.
-Euh ! Je suis désolé, je n’ai rien à me mettre là, il faut que je fasse sécher mes vêtements.
-Oh ! Bien. Vernon ! Appela t ’elle.
-Oui madame ?
-Faite apporter des vêtements pour Gilceleb s’il vous plaît.
-Bien sur, Monsieur aurait il une préférence, Coupe, couleur ?
-Non… enfin, j’aime bien le vert !
-Comme c’est étonnant dit l’homme en quittant la pièce.
Vernon été âgé d’une cinquantaine d’années. Cheveux blanc coupé court, le visage sec, habillé sobrement de noir. Gilceleb nota cependant une gestuelle précise, un regard éveillé qui trahissait une vie ancienne bien différente de celle d’aujourd’hui.
-Ce petit dragon n’est pas attaché ? Eleanor regardait Korwin toujours endormi.
-Non, il est libre depuis que je l’ai sauvée de la cage d’un apothicaire sans scrupule, il me suit parce qu’il le veut. Même si j’avoue que parfois il est épuisant… je l’aime bien.
-Vous êtes quelqu’un de rare Gilceleb Aramon dit elle en le regardant. Oh ! fit-elle en mettant une main devant sa bouche. Je suis désolé j’ai omis à la plus élémentaire des politesse, Je suis Eleanor de Ravelheïm. Maîtresse de ses lieux et votre obligé. Dit-elle en une révérence.
-Non, c’est moi dit Le rôdeur qui tenta de se lever en gardant un peu de pudeur grâce à son drap de lit.
Vernon reparut alors avec des vêtements qu’il posa sur la commode, puis se retira à nouveau. Eleanor attendait.
-Euh ! désolé dit Gilceleb, je dois me changer.
-Pardon, dit elle en toute innocence ; je vous attendrez en bas au petit salon.
-Je fais au plus vite.
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Lun 7 Mai - 9:28

Dans la journée, le Lys Blanc ressemblait à n’importe quelle maison ; ses habitantes discutaient, jouaient aux dames ; faisaient le ménage et préparaient les lits ; brodaient, riaient, lisaient.
Vernon avait apporté des vêtements de belle facture mais de coupe simple. Un pantalon droit teinte noire et une chemise trois quart, manches longues et col haut de couleur verte aux broderies géométriques. Le Majordome avait juste omis les chausses mais c’était sans importance, quel Plaisir de pouvoir déambuler pied nu après des jours dans des bottes.
Il avait attaché ses cheveux à la mode elfique, dont il avait l’habitude et l’assurance d’une réussite convenable.
En sortant de sa chambre, dans le couloir, les filles le regardaient avec une agréable surprise. L’une d’elle s’arrêta même devant lui en le dévisageant.
« C’est comme dans les contes ; on trouve une grenouille sale et trempée, on l’accueil et au matin, nous avons un prince ! » Et elle repartit en riant bras sous bras avec une amie.
Au rez-de-chaussée, Vernon l’accueillit et le fit entrer dans un petit salon à la tapisserie crème. Plus un boudoir d’ailleurs.
Eleanor était assise devant une table drapée de blanc et généreusement couverte de victuailles, gâteaux, pains, charcuterie, fruits…
Elle se leva dés qu’il entra pour l’accueillir se qui démontrait le respect qu’elle avait pour lui ; il en fut touché.
Eleanor était plus que magnifique. Son beau visage encadré de long cheveux noirs reliés en une seule tresse associée à un ruban de soie orange. Une robe de coupe simple bleue nuit brodée de fleurs orange et or magnifiait son corps voluptueux dont le décolleté laissait discrètement deviner les plaisirs qu’une peau d’albâtre pouvait offrir. Ses yeux bleu vert aux iris striés invité à ouvrir son coeur alors qu’une bouche merveilleusement rose éveillait plus d’un désir.
Une femme capable d’attirer la jalousie de nombreuses elfes.
Elle l’invita à s’assoir et lui servit une boisson chaude à base de lait, de miel, d’herbes et de graines pillées qui s’avéra être un délice.
A peine Gilceleb eut il regarder les plats sur la table que son estomac lui rappela qu’il n’avait pas mangé la veille au soir. Il été affamé. Il tenta tout de même de conserver les convenances et de manger aussi bien qu’il avait appris. Eleanor le regardait sans parler, le laissant profiter des plats. Appuyée contre le dossier de son fauteuil, elle portait de temps en temps à ses lèvres au sourire maternel une tasse de cet excellent breuvage.
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Lun 7 Mai - 14:04

Il était repu. Ce n’était que la gourmandise qui avait poussé la dernière part de gâteau à la crème dans sa bouche. Il s’avachit contre le dossier du fauteuil les yeux pétillants de satisfaction.
-Je ne me souviens pas avoir si bien mangé dit-il.
-Vous m’en voyez ravi.
-Je me sent gêné maintenant.
-Mais pourquoi dont ?
-Votre générosité, votre accueil ; je me sens votre débiteur .Vous ne me devez rien et vous me donnez tout !
Elle sourit.
-C’est vrai, dit elle après un instant. Mais beaucoup ici vous doivent beaucoup, certain ne le savent pas, d’autres ne peuvent pas vous récompenser. Alors je le fais, aussi parce qu’on me l’a demandé. Puis elle se tourne vers une petite port dérobée dans le mur, l’ouvre et appelle. Mireille ? Venez s’il vous plait.
Entra alors une jeune femme, habillée sobrement, jolie, mais rien de comparable aux filles du Lys blanc, encore moins d’Eleanor. Elle tenait par les épaules un garçon de pas plus de huit ans, cheveux châtain plein d’épis avec ces mêmes vêtements caractéristiques du petit peuple.
-Voici Mireille Olvac et son fils Martin .Mireille est une couturière qui depuis la mort de son mari à beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Je lui offre le plus possible du travail pour l’aider, mais je ne pouvait rien faire pour son fils.
Alors la femme s’approcha de Gilceleb et lui prit les mains, les larmes aux yeux.
-Merci dit elle, si vous n’aviez pas été si bon, mon fils serait surement mort dans quelques jours ! Les médecins demandaient des sommes folles pour soigner nos enfants, et vous, vous n’avez rien demandez d’autres que les soins soit donné à tous ! Merci mille merci ! Je ne sais ce que j’aurais fait sans mon fils !
-Les remèdes ont été efficaces dit Eleanor, les enfants en début d’infection se sont remis dans la nuit.
D’une voix timide l’enfant le remercia à son tour. Gilceleb le remercia à son tour en posant une main sur sa tête. L’enfant souriait à pleine dent, visiblement heureux.
-C’est Mireille qui vous a vu hier soir déambuler dans les rues à la recherche d’un toit. Elle à accouru ici et m’a supplier de vous héberger. Après ce que vous aviez fait, pour elle, son fils et la cité ; je ne pouvais pas refuser. Elle allait partir à votre recherche quand le hasard vous à fat franchir ma porte.
Mireille et son fils restèrent encore un peu, l’enfant affichait une véritable vénération que le rôdeur pensait ne pas mériter. Enfin la pluie cessa et même le soleil se fendit d’un rayon entre les nuages. Les visiteurs en profitèrent pour partir. Eleanor les suivit depuis l’une des fenêtres.
-Vous méritez cent fois ce que je vous ai offert.
-C’est gentil répondit-il.
-Les vrais nobles n’ont que faire des récompenses, c’est à nous de de faire en sorte qu’ils reçoivent ce qu’ils méritent.
-Je n’ai pas fait ça pour de l’argent, il me semblait normal de faire quelque chose face à quelque chose de si grave. Quand j’ai appris la somme que voulez demander les médecins pour le remède ; je n’ai vu que ce moyen. Leur donner toute les baies contre l’assurance que les plus pauvres est accès au remède gratuitement.
-C’est exactement ce que je disais. Il manque trop de personnes comme vous. Des gens prêt à faire le bien sans arrière pensées. Si les gens pouvaient être plus généreux… et les dieux aussi, tout juste bon à n’agir que pour leur gloire !
-Ne dites pas ça ! Gilceleb c’était levé et c’était approché d’elle. Les dieux ne sont pas tous ainsi, et je pense que les hommes doivent apprendre à réussir par eux même. Pour certain je suis un imbécile de ne jamais demander quoi que ce soit, pour d’autres je suis un héros. L’avis des gens m’importe peu, je suis mon cœur et si certaine personnes comme vous, m’offre généreusement ce que je cherche, je l’en remercie mille fois et je prierais les dieux pour elle.
-Vous êtes trop bon, dit elle en souriant. J’espère que jamais personne ne profitera de ça pour vous faire du mal. Restez ici autant que vous le souhaitez ! Une semaine au moins, sinon je serais vexé ! Et comme ça vous me conterais vos aventures, je suis sur qu’un homme comme vous doit avoir vécu de grandes choses.
-Ma Dame, je suis votre obligé, dit il dans une révérence.
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Poup
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Maîtrise: Capharnaüm; Les Lames du Cardinal; Cthulhu; Nephilim; Yggdrasill...

MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Mar 8 Mai - 12:59

Les jours passèrent ; le ciel mit du temps avant de retrouver son bleu sans tâche. Gilceleb était assis sur un banc de pierre devant le Lys Blanc. Il avait passé les derniers jours à refaire son équipement ; pointes de flèches, vêtements, bottes. Affuter ses armes, restaurer son cuir d’armure.
Il profitait aujourd’hui de la chaleur du soleil en sculptant un bois d’Aulne qu’il avait patiemment fait sécher. Tout en faisant passer la lame du couteau à ciseler sur le bois tendre, il chantait doucement une comptine elfique. Sur son épaule, le dragonnet s’était assoupi. Korwin adorait les chansons même s’il ne l’avouerait jamais, et cela avait pour résultat de l’endormir souvent paisiblement ; ce qui contribuait au calme ambiant.
Du coin de l’œil, le rôdeur aperçut un petit espion qui l’observait. Sans s’arrêter de chanter, il l’invita à venir s’asseoir à ses côtés et reprit son travail. Le petit Martin accourut et fixa avec attention les coups du petit couteau sur la fibre végétale qui commençait à définir clairement la silhouette finale de l’œuvre. Il passait sans cesse le regard des mains au visage du rôdeur, les yeux emplis d’une innocente admiration. Le travail dura un moment encore, les chansons défilèrent et l’enfant resta un spectateur muet et attentionné. Quand enfin la sculpture fut finit, ses yeux pétillaient.
Gilceleb regarda son travail avec attention puis tendit son travail à Martin.
-Tiens, cadeau !
L’enfant, d’abord surpris afficha un sourire immense en prenant délicatement la représentation de l’équidé à corne.
-Il est trop beau dit-il enfin. Je n’ai jamais eu de cadeau !... Mais, pourquoi la corne à cette forme ?
-Ce n’est pas une Licorne ; c’est une Lunecorne. Plus rare et précieuse que les Licornes. Elles voyagent sur des rayons de lune et ne descendent sur terre qu’au dernier croissant pour s’abreuver aux sources les plus pures. Voilà pourquoi leur corne à cette forme de croissant.
L’enfant semblait fasciné.
-Et tu en as déjà vu une ?
-Malheureusement non. Même chez les elfes cette créature est à la limite du mythe. On dit que seul celui qui voit une Lunecorne dans ses rêves peut en rencontrer une durant le cycle lunaire suivant, s’il en a la chance.
Martin eu vite fait de plonger dans son imaginaire, les yeux dans le vague.
-Je vais la montrer à maman dit-il en sortant de sa rêverie.
Il partit alors en courant avant de s’arrêter, se retourner et remercier à grands cris le rôdeur en agitant un bras au dessus de lui en ample salut.
-Une Lunecorne hein ?!
Gilceleb tourna la tête vers la fenêtre derrière lui ; y étaient appuyé Miranda et Maya qui regardaient l’enfant partir.
-Ce n’est pas bien de mentir aux enfants ! dit la deuxième. Il risque d’y croire !
-je ne mens pas. Dit-il simplement
-Ca n’existe pas une Lunecorne dirent elles ensemble.
-Et qui vous l’a dit ? demanda t’il en souriant, ce qui eu pour effet de faire naître le doute dans le regard des filles. Elles haussèrent les épaules ensemble.
-Après tout dit Miranda, je n’ai jamais quitté la cité, je n’y connais rien aux bêtes légendaires.
-Tout à fait dit Maya en riant. Chantez nous plutôt encore quelque chose dit-elle en suppliant avec une attitude enfantine.
-Oh oui !
Il rit avant de demander. Et quoi donc ?
-Celle d’avant, la dernière dit Maya, je l’aime beaucoup !
-C’est une comptine pour enfant qui parle des Lunecorne.
-Moqueur ! Dirent- elles.
Et il recommença à chanter.
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MessageSujet: Re: Nouveau départ, nouvelle histoire. ;)   Mer 9 Mai - 12:48

« Un doux soleil matinal illuminait le ciel, chassant progressivement les nuages qui s’étiolaient tel une brume. Une légère brise fit frissonner la nuque du jeune homme. C’était sa première sortie solitaire en forêt. Il était enfin capable de se débrouiller seul pour survivre, chasser et protéger la forêt. Il avait aujourd’hui quinze ans. A cette pensée, un rayon de soleil chaud et doux le toucha, comme pour le féliciter d’être arrivé jusque là.

La forêt était grande et sombre ; des arbres millénaires dominaient leur progéniture plusieurs fois centenaires. La canopée si dense empêchait souvent le soleil d’atteindre le sol. Le jeune homme était monté dans un vieil If au bois noueux pour y passer la nuit et admirer les étoiles.
Pour prouver que son apprentissage était fini, il devait passer un cycle lunaire seul en forêt, loin de tous ; et ce temps touchait à sa fin. La prochaine pleine lune était pour dans deux nuits. Il devait aussi prouver son adresse en chassant une espèce rare et difficile à débusquer, une Huppe Royale. Il l’avait enfin trouvé non sans quelques angoisses mais maintenant il était tranquille. Il pouvait passer ses deux derniers jours à flâner. Il avait encore de quoi manger, des baies et un lapin qu’il avait eu la veille.

Il décida de profiter pleinement de cette journée superbe. Non loin de là, un grand lac à la forme tortueuse comme un serpent s’étalait au milieu des bois. Son eau était limpide et verte, ses rives couvertes de joncs, ses eaux de nénuphars et de lentilles d’eau.
Après avoir dissimulé convenablement ses affaires, il grimpa dans un arbre, sectionna une liane de clématite et le sourire aux lèvres, nu comme un ver, il s’élança au dessus de l’eau avant d’y plonger. Elle était délicieuse et il en profita pleinement. Il nagea longtemps, s’amusa à attraper grenouilles et canards, joua avec les feuilles de nénuphars et les lentilles d’eau. Ses jeux le menèrent vers un bras du lac plus à l‘écart, au bout, il y vit un très beau et très vieux magnolia, couvert de fleurs blanches scintillantes comme des étoiles dans le ciel. Des pétales tombaient doucement vers les eaux calmes, le spectacle était enchanteur. Il lui semblait même entendre des notes douces et harmonieuses à chaque fois qu’un pétale touchait la surface de l’eau.

Il resta un moment à surnager en admirant cette scène avant de comprendre qu’il entendait réellement de la musique. Il se concentra sur les sons, et ce qu’il entendit le toucha. Les notes provenaient du magnolia. Il nagea le plus discrètement possible jusque sous les branches qui affleuraient au miroir de l’eau. Les notes s'échappaient d’une des premières branches, proche du tronc. Il s’approcha, les lentilles d’eau se collaient sur son visage et son corps, mais la curiosité le mena jusqu’aux abords de la rive. Là, il émergea à moitié pour voir qui pouvait jouer aussi bien.

Assise sur la première branche, une jeune fille jouait de la lyre. Elle était blonde, une chevelure magnifique, scintillante et légère cachait son visage. Son corps frêle mais bien proportionné était positionné avec élégance, sa peau nacrée sans défaut s’accorder à merveille aux couleurs pastel de sa robe légère aux teintes roses et violettes.
Le jeune homme voulu voir son visage mais il s’arrêta net quand elle commença à chanter.
Sa voix était au dessus de tout ce qu’il avait pu entendre, la forêt elle-même sembla se taire pour écouter. C’était magnifique, mais d’une tristesse incroyable aussi. Les larmes montèrent aux yeux du jeune homme. Il lui sembla que même l’arbre pleurait ; ses fleurs se fermaient ou ses pétales tombaient comme neige. Il était suspendu au chant et ses larmes coulèrent sur ses joues et tombèrent à l’eau en une note liquide.
Immédiatement le chant s’arrêta et la jeune fille se tourna vers l’origine du bruit avec un air inquiet et surpris. Le jeune homme encore hypnotisé par le chant ne bougea pas et se contenta de la regarder, les yeux pleins de larmes. La jeune fille comprit vite qu’elle n’avait rien à craindre de cet humanoïde sorti des eaux et couvert de lentilles d’eau et elle le regarda en lui offrant un sourire. Son visage était parfait, une brise le dégagea complètement de ses cheveux et le jeune homme y reconnu la morphologie Elfique, les oreilles en pointes et cette éblouissante sagesse d’un autre âge dans le regard. Elle semblait pourtant bien jeune. Elle était belle et secrète. Des yeux bleus verts, jouant de leur environnement pour changer de teintes, des lèvres roses et harmonieuses, un nez délicat ; aussi gracieuse dans sa morphologie que dans ses gestes. Leurs yeux se croisèrent un long moment, comme pour se présenter, se découvrir.
Puis ils revinrent à la réalité, ils se mirent de haut en bas et rougirent de confusion de cette longue intimité. Ils bafouillèrent ensemble ; le jeune homme en perdit même l’équilibre et retourna à l’eau. La jeune elfe descendit et s’approcha de la rive.
« - Vous allez bien ? Êtes vous un esprit des eaux ? Demanda t'elle»
A chaque fois qu’il l’entendait, la voix de l’elfe replongeait le jeune homme dans une douce rêverie. L’air lointain, il lui répondit que oui, même si elle, elle savait bien et que non, il n’était qu’humain.
Elle lui sourit, et il fût conquit. Son cœur s’emballa à tout rompre ; jamais il n’avait ressenti cela.
« Venez, sortez de l’eau, vous allez finir par attraper mal. »
Il sorti de l’eau mais s’arrêta net quand la jeune elfe se retourna rouge de confusion, et il se souvint du pourquoi. En tentant de dissimuler sa nudité et sa honte il retourna à l’eau. Rouge de confusion et bafouillant, il tenta de s’excuser.
« Dé…Désolé ! dit il presque en criant, j’avais oublié, désolé, vraiment ! Je voulais pas !... »
Elle rie de bon cœur et lui tendit tout en regardant de côté un long manteau léger et doux aux couleurs de ses vêtements et au parfum de violette.
La sensation enivra le jeune homme qui eue du mal à séparer le manteau de son visage.
Il l’enroula tout de même comme une toge avant de regarder un instant la jeune elfe. Son cœur continuait de battre violemment dans sa poitrine, il sentait ses joues brûlantes et son estomac noué. Elle lui semblait si belle, presque irréelle.
« - Avez-vous fini ? demanda t’elle.
- Euh…Oui !
- Que faisiez vous dans cette eau glacée ?
- Oh, et bien, je ne faisais que me…me relaxer un peu. En fait je passais mon examen si l’on peut dire…mon rite de passage.
- Nu ?!
-Non, non…je ne faisais que me baigner là, je ne m’attendais pas à rencontrer quelqu’un, je suis désolé.
-Je ne vous en veux pas, dit elle avec un regard gêné. Enfin…je ne veux pas dire que je voulais vous voir comme ça…enfin… Elle rougit de sa confusion et le jeune homme du souvenir honteux. Ils restèrent un moment silencieux, à regarder le sol.
Puis ils relevèrent les yeux, se regardèrent un long moment. La jeune elfe avait le rose aux joues ; le cœur du Jeune homme lui faisait mal tellement il battait fort. Il n’avait encore jamais ressenti ça, il ne savait trop quoi dire.
Il ravala sa salive avant de parler.
« Vous avez une voix magnifique. Je n’ai jamais rien entendu de tel…votre chant était si beau, presque irréel, mais si triste aussi. »
La jeune elfe le remercia poliment, mais son regard s’assombrit aussi. Le jeune homme senti revenir la tristesse qu’elle exprimait dans son chant, et il se maudit pour ça.
« Je…dit elle, c’était un chant pour mon père. Il est mort…tué lors d’une attaque…il…il me manque tellement » Elle serra ses mains contre sa poitrine et ses yeux se mouillèrent de larmes.
Le jeune homme atteignit alors les abysses de la tristesse. Il fallait absolument qu’il la réconforte.
« Je sais ce que vous ressentez dit-il. Moi aussi j’ai perdu ma famille, massacrée par les Drows avec notre village alors que j’étais enfant. C’est une douleur qui ne s’efface jamais. »
Elle sembla encore plus triste. Il s’approcha d’elle et prit ses mains dans les siennes.
« Mais il nous faut continuer. Désormais nous devons vivre pour eux, pour tout ceux qui ont finit leur vie. Chaque jour je m’efforce d’être heureux et enthousiaste car c‘est ce qu’auraient voulu mes parents, mon frère, mes amis. C’est pour ça que je veux devenir fort, pour protéger les gens bons, la forêt et venger les innocents. Autant qu’il me sera possible, je veux apporter sinon le sourire au moins la paix et la sécurité aux gens qui m’entourent. C’est ma façon de voir mon futur. Vous, avec votre voix, vous pouvez transcender cela, apporter un bonheur incroyable aux gens ; depuis que je vous ai entendu, je ne pense plus qu’au bonheur de vous avoir rencontrer. Je remercie Mailikki et Sylvanus de vous avoir amené vers ce lac, j’ai découvert un sentiment que je ne connaissais pas, une joie pleine et l’amour. » Le jeune homme se pinça les lèvres à ce dernier mot et rougit comme un soleil couchant. L’elfe le regarda yeux dans les yeux, son expression avait changé, entre étonnement, joie, paix. Elle lui sourit en lui rendant l’étreinte de ses mains.
« Il est rare qu’un jeune humain ai autant de sagesse, surtout issu de la forêt. »
Il lui fit un sourire de pardon, il reconnaissait bien là la façon des elfes des parler ; parfois jugée blessante et hautaine, alors qu’il n’en ai rien.
- J’ai la chance d’avoir pour mère adoptive une demie elfe, une druidesse à la grande sagesse qui m’a éduqué et apprit beaucoup. Je chérirais ma vie durant son amour et sa bonté.
- Vous parlez avec tellement de franchise et de cœur…Je suis presque jalouse. »
Le cœur du jeune homme se pinça.
-Vous n’avez plus de parents ?
- Ma mère vit loin d’ici, et depuis la mort de mon père, je n’ai qu’une gouvernante qui veille sur moi, un peu trop d’ailleurs. Ma vie est devenue si fade, sans passion, je ne sais même plus jouer correctement.
- Non ! Ne dites pas ça ! Il ne faut pas croire ça, lorsque l’on vous entend chanter,…c’est si merveilleux.
- Mais mes chants manquent de cœur. Je n’y crois plus vraiment. Parfois je voudrais arrêter, je n’ai plus de raison…
- Non ! Ne faites surtout pas ça ! Il lui prit les mains et les posa sur sa poitrine, elle rougit instantanément. Sentez, écoutez…depuis que je vous ai entendu, avant même de vous voir, mon cœur battait la chamade. Il ne désire qu’une chose, vous entendre encore et encore ; maintenant encore plus qu’il vous sait triste. Il ne souhaite que vous soulager et voir votre sourire pour bondir de joie. »
Cela la fit vraiment sourire, puis rougir.
- Vous avez un don, belle elfe, un don pour faire battre les cœurs et réconcilier les gens, ne l’abandonnez pas, le monde ne pourrait pas s’en relever.
Elle rie de cette dernière phrase.
- le monde !? S’exclama t’elle, le monde à tourner sans moi avant, il le fera aussi dans le futur.
- Sûrement moins bien ; pour moi en tout cas c’est certain, je serais si triste de ne plus entendre votre voix chanter tel un oiseau. »
Elle le fixa du regard longtemps, sans mot dire avant de poser son front sur la poitrine du jeune homme. Un moment passa, une paix s’installa. Le jeune homme n’avait jamais ressenti un tel bonheur à la proximité de quelqu’un, le parfum de l’elfe et la douceur de ses cheveux l’emplissait dune joie immense.
« C’est vraiment une belle musique dit elle.
- Quoi donc ? dit il en sortant de sa rêverie.
- Un cœur qui bat.
- Et c’est grâce à vous qu’il bat comme ça. Lui dit il dans un sourire. »
Elle lui sourit tendrement, une tendresse qu’il n’avait pas encore vu en elle, cela le rendit heureux de la sentir soulagée.
Elle ferma ses paupières, prit une inspiration et elle chanta. Une chanson douce et belle, pleine d’amour. Elle sentait le cœur du jeune homme se serrait de bonheur et le sien se libérer d’un poids. Elle retrouva le chemin du bonheur qu’elle avait quitté trop tôt. Elle se libéra de ses peines, ses larmes coulèrent abondamment et son chant se libéra, sa voix grimpa sans obstacle. Elle était radieuse et le jeune homme en était amoureux.
Son chant se finit comme un rire. Elle releva la tête et regarda le jeune homme.

« Jamais personne n’avait prit le temps de me réconcilier avec moi-même. Merci ! »
Elle lui offrit un sourire sans égal avant de se mettre sur la pointe des pieds et de l’embrasser.
Le jeune homme était fou de bonheur, et leur baiser dura. Il aurait voulu que cela ne s’arrête jamais.

« PAR LES DIEUX ! MADEMOISELLE, ARRETEZ ! »
Les deux jeunes gens se séparèrent et une elfe s’interposa entre eux. Bien plus âgée, dans une robe bleue brodées d’argent, de longs cheveux brun ou pointé des mèches blanches.
« Comment osez vous, Goujat ! Éloignez vous cria t’elle. »
Le jeune homme obtempéra en tentant de calmer la dame.
« Je vous en prie madame, calmez vous, il n’y avait rien de mal dit il.
- C’est vrai ! Confirma la jeune Elfe.
- Rien de grave ! Alors qu’il vous vous embrassez et que ses mains étaient… posées sur vous, rugit elle. Et en plus il porte votre manteau dit elle en l’attrapant.
- Non, ne… ! Tenta le jeune homme, mais trop tard. La dame vit le résultat et rouge de confusion puis de rage, cria alentour.
- Un pervers, Par les dieux, ce n’est pas possible, Gardes ! Vite ! »
La jeune elfe s’interposa entre eux et le jeune homme en profita pour plonger à l’eau et retrouver une dignité.
- Vite, va t’en dit la jeune elfe, sinon tu passera un mauvais quart d’heure. »
le jeune homme acquiesça et commença à s’éloigner quand deux gardes arrivèrent, l’un armé d’un arc. La peur monta en lui mais son amour s’interposa pour l’empêcher de tirer.
Ils commencèrent alors à s’éloigner, la dame Elfe tirant sa pupille par un bras. Le jeune homme lui cria au loin.
« Quel est ton nom?
- Niniel…
- Taisez vous, cela suffit cria la dame.
Les deux gardes entraînèrent Niniel, Le jeune homme comprit qu’elle ne pouvait plus lui parler.
- Niniel, Pour moi tu seras Laurelin ; Niniel Laurelin à la voix d’or. Niniel Laurelin. Je suis très heureux de t’avoir rencontré, mon cœur s’impatiente déjà de notre prochaine rencontre. »
Il lui lança son nom, lui promit son amour. Il ne vit d’elle qu’un sourire ; il comprit qu’elle avait entendu et pensait la même chose. Il se laissa porter par l’eau, la joie et l’impatience de la revoir au cœur. »


Assis dans un fauteuil, près de l'âtre ; Gilceleb finit son histoire en regardant avec mélancolie les flammes danser. Dans la banquette en face et sur le sol tout autour, allongées sur des coussins, les filles du Lys blanc le regardaient sans mot dire. Certaine avaient les yeux pétillants, d'autres pleuraient presque quand Vernon passa la porte.
« Mesdemoiselles dit-il ; des clients sont arrivés. »
Les filles s'empressèrent alors de se lever et de partir. Elles remercièrent Gilceleb pour son histoire et en allèrent de leurs petits commentèrent entre elles.
« Comme j'aimerais faire ce genre de rencontre... J'espère qu'ils se sont retrouvés... Moi je n'aurais jamais supporté qu'une vieille vienne briser un moment comme celui-là... Ils auraient pu se cacher... et faire des cochonneries ! Elles rirent. Oui ! Ou carrément se laissaient trouver pendant leurs ébats !!... Et le romantisme les filles ?!... Rires »
Dans la pièce, Eleanor était resté assise dans la banquette et regardait avec attention le rôdeur. Elle sourit et dit.
« Cette histoire n'a pas encore de fin n'est-ce pas ?
Le rôdeur la regarda à son tour.
Je suis sur qu'elle trouvera un jour un aboutissement digne de l'amour de ce jeune homme. Je suis sur qu'il a accompli de grandes choses depuis, sauvé des gens, détruit des créatures du mal... Les dieux ne pourront pas lui refuser l'amour de sa vie. Elle se leva et alla à la porte. Qu'il prenne encore un peu de repos parmi le parfum des Lys blancs n'offensera pas son amour, j'en suis certaine. » Et elle referma la porte en sortant, laissant seul Gilceleb à ses souvenirs.
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